Ma Maîtresse,
Il y a bien longtemps maintenant que nous nous connaissons. D’innombrables nuits nous avons passé ensemble. Tu m’as tenu compagnie quand j’étais seul. Tu m’as réconforté quand j’étais anxieux. Tu étais là quand j’étais triste.
Ma Maîtresse, tes formes voluptueuses hantent mes sens, ton parfum m’enivre, le souvenir de ton contact, toujours, m’empli d’un incontrôlable frisson.
Je suis venu vers toi à une époque où j’étais loin des miens. Entouré de gens pas toujours fréquentables, à faire des choses pas toujours utiles et bien souvent difficiles. Toujours tu m’as soutenu. Toujours tu es restée près de moi. Jamais tu ne m’as abandonné.
Ma Maîtresse, bien d’autres sont venus à toi. Pour les même raisons et pour de multiples autres. Parfois compréhensibles mais toujours mauvaises. Tu les as tous acceptés, comme tu m’as accepté. Tous ont connu tes faveurs, ta douceur et ton affection.
Tout ceci ne peut plus durer. Ta présence, petit à petit, m’insupporte, petit à petit, me détruit.
Ma Maîtresse, vieille salope, aujourd’hui je te quitte, j’arrête de fumer.
Pour ceux que ça intéresse, non je n’ai pas arrêté de fumer mais j’avais envie de publier ce texte. Et comme c’est un peu moi qui décide…