Ce texte est un commentaire que j'ai laissée sur le blog de ma maîtresse à penser au sujet d'une demoiselle qui apparemment est prise de convultions si elle n'arrive pas à cracher sur ma
profession.
Ca se passe
ici.
Cet article n'a pas pour vocation à lancer le débat. Je n'ai ni le temps ni l'envie de répondre à des commentaires enflammés à ce sujet.
Je me suis par contre amusé comme un petit fou à l'écrire, à imaginer à quoi peut ressembler un concours ou on ne recrute que de violents psychopathes dépressifs (ce que nous sommes pour cette
jeune fille si j'ai bien tout compris qu'est-ce qu'elle a dit la demoiselle).
Je vous laisse juger.
Ah, ça me rappelle le merveilleux souvenir de mon oral de concours. Pour éviter de m’endormir sur la table pendant l’entretient
j’avais pas pris ma boite de Prozac et je suis arrivé légèrement tendu.
- Bonjour jeune homme, qu’ils m’ont dit
quand je suis entré.
- Salut les croulants, que je leur ai
balancé.
Ils ont pas eu l’air jouasses quand je me suis assis avant de leur demander leur avis. Et quand j’ai mis les grolles sur le burlingue
y’a la psy qui faisait la grimace.
- Bon alors, on s’y met ou il faut que
je revienne en deuxième semaine ?
Ils se sont regardés et ils ont balancé la sauce.
- Imaginons que vous êtes à un poste
d’accueil du public. Vous décidez de faire une petite pause café lorsque qu’un homme se présente pour vous demander un renseignement. Que faites vous ?
- Si c’est un arabe, je lui pète les
genoux, ça m’évitera le lui courir après la prochaine fois que je le croise. Si c’est un noir, je lui pète les dents : les miennes sont bouffées
par l’exta, et ça m’énerve de voir les siennes ressortir. Si c’est un blanc je lui dit de s’écraser la raie le temps que j’aille me jeter une vodka.
La psy avait l’air outrée, je ne sais pas pourquoi.
- Quel effet cela vous fait-il de
porter une arme à feu ?
- C’est le panar total. Y’a pas un
crétin qui la ramène quand tu lui enfonces le soufflant dans les narines.
Après ils ont enchaîné.
- Que cherchez vous exactement dans la
Police ?
- Bah, j’ai cru comprendre qu’il y
avait moyen de se fournir à des prix défiants toute concurrence si vous voyez ce que je veux dire. (Là j’ai fait tourner le bédo que j’avais dans la poche). Et puis je crache jamais sur une bonne
ratonnade. Depuis que mes parents m’ont foutu dehors parce que je prostituais ma petite sœur je me sens capable d’exploser la gueule de tout ce qui remue. Vu que chez vous y’a moyen de me passer
les nerfs, je suis venu vous voir.
La psy a changé de couleur. Elle devait avoir mangé un truc pas frais. Alors j’ai regardé le patron et je lui ai dit :
- Excusez moi de vous demander pardon
m’sieur mais je crois que la greluche va vous dégobiller sur les escarpins. Elle a une tronche de morue pas fraîche.
- T’inquiète pas gamin, elle est comme
ça depuis ce matin. Le seul candidat qu’elle voulait nous refiler c’est un mec qui nous servait du : « Puis-je m’asseoir ? », « Pourriez vous reformuler votre
question ? », « Excusez moi mais je n’ai pas bien saisi le sens de vos propos. ». Que des trucs de tarlouse quoi. T’en fais pas, si elle fait chier on va lui en claquer
deux sur le coin du museau ça va pas durer. C’est bon tu peux t’en aller on t’enverra les papiers pour l’école de police.
Ah quel magnifique souvenir tout de même. Je revois encore les sourires du commandant, du patron et de l’attaché de police. Heureux
qu’ils étaient de ressentir la satisfaction du travail bien fait après m’avoir recruté.
Et comme la totalité de mes collègues, je suis incapable de second degré (je suis souvent surpris même de savoir lire, la dessus je
suis une exception), mon oral de concours c’est donc passé exactement comme ça, à la virgule près.
Pour information, c'est exactement le type de question que l'on peut se voir poser dans le cadre d'un oral de concours de gardien de la Paix.
J'ai eu droit aussi à "Comment réagissez vous devant la mort?" ou à "Ne vous semble-t-il pas paradoxal de pouvoir faire de la prévention et de la répression dans la même journée?"
Il n'existe pas de bonne réponse mais il en existe une multitude de mauvaises. Le but étant d'essayer de se faire une idée de la motivation, de l'équilibre et de la maturité du candidat.